EIB / KNX

Nouvelle construction ?

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L'instabus EIB de Siemens ?

Un ensemble domotique axé vers le futur.

EIB

La gestion de l’éclairage est la fonction de base des systèmes domotiques qui au fil du temps ont vu leurs fonctionnalités s’étendre comme pour le pilotage de stores, du chauffage, de la ventillation ou de la mesure d’énergie par exemple. Le European Installation Bus ou EIB est la norme développée par une série de fabricants européens dans la perspective d’une harmonisation des systèmes domotiques. La norme EIB est née dans les années 90, à la fin du siècle dernier, de la volonté de Siemens et cinq autres fabricants désireux de mettre au point un bus de communication commun. Dans les quinze ans qui ont suivi, le système n’a cessé de se développer et de rallier à la norme d’autres fabricants et produits.

KNX

Au cours de l’an 2000, deux nouvelles normes européennes entraient en scène. Parallèlement à l’EIB, émergeaient le Batibus pour le monde du chauffage et du refroidissement, et l’EHS (European Home Systems), destiné plus particulièrement aux produits bruns et blanc. Comme entrer en concurrence n’aurait eu guère de sens, les trois initiateurs décidaient de se réunir autour d’une table pour convenir d’une norme commune convergente. Ces efforts ont débouché sur la norme KNX (Konnex). L’EIB en constitue la base dans la mesure où ce système était le plus avancé dans son développement. En conséquence, cette évolution implique peu de changements pour les systèmes EIB. Toutes les installations EIB déployées au début des années 90 sont compatibles avec l’équipement KNX. L’évolution que représente la norme KNX porte sur l’ajout au fil du temps d’une série de moyens de communication dont la communication sans fil par radiofréquence.

Norme européenne et internationale

La norme européenne EN 50090, en vigueur depuis deux ans, reprend l’essentiel de KNX. Dans l’intervalle, KNX a également été consacrée par la norme IEC 14543 de telle sorte qu’elle bénéficie de la confiance des bureaux d’études et des architectes. Cette reconnaissance promet à terme une adhésion plus large qui est loin d’être gagnée par d’autres systèmes fermés.

Économie d’énergie

Un système de bus intégré élaboré selon une norme commune de convergence présente en outre l’avantage de rehausser le confort et la sécurité. L’argument de l’économie d’énergie, surtout pour le chauffage, est également porteur, particulièrement dans le contexte de la prise de conscience des enjeux écologiques du protocole de Kyoto.
Un système domotique permet de subdiviser l’habitation en plusieurs zones équipées chacune de thermostats propres. Un thermostat dédié installé dans le bureau ou dans la pièce de séjour par exemple, permet à l’utilisateur de ne chauffer les pièces que pendant les périodes où elles sont occupées.
Le dispositif ne requiert pas de câblage supplémentaire dans la mesure où le bus de câblage est déjà en place pour le pilotage de l’éclairage. Il suffit donc de brancher le thermostat sur ce bus pour permettre le pilotage des différentes zones à chauffer. Dans cette application, la domotique apporte davantage que du luxe et du confort: elle permet à l’utilisateur final de réaliser des économies d’énergie sensibles.

Informations couplées

Le système domotique n’a pas pour vocation de servir d’installation d’alarme. Certaines applications peuvent cependant se révéler intéressantes dans le domaine de la sécurité. Il est ainsi parfaitement envisageable d'équiper les fenêtres de contacts magnétiques et de programmer le système domotique pour qu’il émette un signal lorsqu’une fenêtre est ouverte.
Cette information sera utile à la tombée de la nuit où si l’utilisateur envisage de sortir. Le couplage de ce type d’informations aux données provenant de l’installation de chauffage apporte une valeur ajoutée indéniable au système domotique. Il est clair que l’argument «économie d’énergie» aura d’autant plus de poids si le système domotique vous aide à fermer toutes les portes et les fenêtres dans un local chauffé.
Le fait que des fabricants comme Viessmann et Buderus se soient ralliés à la norme KNX permet à l’utilisateur final de demander au moment de l’installation de programmer le couplage système domotique au brûleur du chauffage de telle sorte que la chaudière «connaisse» exactement la demande énergétique dans chaque pièce. La chaudière pourra dès lors fonctionner plus efficacement en fonction de la demande. Ce type de valeur ajoutée n’est possible que dans le cadre d’un système normalisé ouvert soutenu par plusieurs fabricants.

Champs d’application

L’éclairage demeure la fonctionnalité de base de tout système domotique. L’utilisateur percevra immédiatement par exemple l’intérêt de la fonction «tout éteindre» lorsque l’on quitte son domicile. La gradation de l’éclairage est un autre aspect qui vient automatiquement à l’esprit. La séparation par circuits ouvre aussi la possibilité d’un pilotage ciblé de l’éclairage d’accent.
Ceci nous amène aux fonctions dites de confort. La programmation de scénarios en fonction de différentes ambiances et applications dispense l’utilisateur d’avoir à manipuler séparément une foison de boutons. Le système autorise également la commande à distance. Autant de possibilités pareillement applicables à des volets et des stores.
Le lien entre la domotique et l’éclairage est le plus évident, d’autant plus que l’installation relève dans les deux cas de la compétence de l’électricien. L’intégration de l’installation de chauffage dans le circuit nécessite un minimum de concertation et de coordination entre les hommes de métier. Le but de la domotique est d’éviter de créer des îlots desservis par différents tableaux de commande. L’interconnexion est précisément son principal avantage.

La sécurité comme valeur ajoutée

Comme nous l’avons évoqué plus haut, un système domotique n'est pas une installation d’alarme; elle peut toutefois produire une valeur ajoutée appréciable sur le plan de la sécurité par l’intégration d’une série de fonctions. Il est ainsi parfaitement envisageable de coupler un signal d’alarme et l’allumage de toutes les sources lumineuses par le biais du système domotique.
Les détecteurs de fumée sont également directement intégrables dans le système. Même si le concept semble relever de la science-fiction, l’intégration d’un module de téléphonie pourra permettre de piloter et de régler à distance toute une série de fonctions. Si l'utilisateur souhaite qu’il fasse bien chaud au moment de rentrer chez lui, il lui suffira de téléphoner pour opérer les réglages nécessaires à distance.
Ce type d’application met en évidence la plus-value de la domotique en tant que système fédérateur d’une série d’intelligences isolées. Grâce à l’interconnexion, le système offre davantage que la simple somme des fonctionnalités de chacun des éléments qui le constituent. L’utilisateur final en tiendra compte lorsqu’il établira son budget sans oublier les économies d’énergie qu’il réalisera à long terme, surtout en chauffage.