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Entreprises et enseignement explorent l’avenir de la formation en alternance

Le jeudi 16 novembre 2017, l’enseignement supérieur et le monde de l’entreprise se réunissent pour une journée d’étude consacrée à la « Formation en alternance dans l’enseignement supérieur ».

Formation en alternance
Le Gouvernement flamand mise à fond sur la formation en alternance, dont plusieurs tests pilotes sont déjà en cours. Le système sera introduit dans l’enseignement secondaire de plein exercice en tant que formation à part entière et permettra à des jeunes à partir de 15 ans de partager leur temps entre milieu scolaire et lieu de travail.

Cette journée d’étude réunit les acteurs concernés dans le cadre du projet « Lerend Netwerk 2.0 » soutenu par le Fonds social européen (FSE), afin de réfléchir ensemble à l’ avenir de la formation en alternance dans l’enseignement supérieur.

L’enseignement supérieur a pris les devants
Mais l’enseignement supérieur agit déjà. Plusieurs parcours de formation de ce type ont été lancés dans de hautes écoles et des universités, allant des bachelors professionnels au post-graduat.

« Le monde de l’entreprise est plus que jamais à la recherche de jeunes talentueux et bien formés. Étant donné la disruption internationale et la digitalisation croissante, nous devons préparer les jeunes d’aujourd’hui aux emplois de demain. Il faut donc que l’enseignement et les entreprises travaillent main dans la main », affirme Hans Maertens, CEO du VOKA (union des entreprises flamandes).

Pour faire le point sur les initiatives menées dans l’enseignement supérieur, où les principes de la formation en alternance sont déjà appliqués, une journée d’étude sur le thème de la « Formation en alternance dans l’enseignement supérieur » est organisée dans les locaux de Siemens Belgique avec le soutien du Fonds social européen et en collaboration avec l’Agence flamande pour la formation d’entrepreneurs (SYNTRA Flandre), le VOKA, Essenscia Flandre et Agoria Flandre. Des représentants de hautes écoles et d’universités jetteront un regard vers l’avenir et examineront avec les entreprises et les réseaux d’entreprises la manière dont la formation en alternance peut s’intégrer dans le cursus.

« La formation en alternance offre une valeur ajoutée évidente, non seulement pour l’élève, mais aussi pour l’entreprise concernée et l’établissement scolaire. C’est un bon moyen de resserrer les liens entre l’enseignement et le monde des entreprises, au profit de l’élève. C’est pourquoi nous nous réjouissons de participer à cette initiative avec la Haute école de Gand pour la deuxième année consécutive », déclare Eddy Nelis, Vice Président Siemens Belgique-Luxembourg.

« Le secteur chimique a fait figure de pionnier en lançant dès l’année académique 2013-2014 une formation en alternance avec l’enseignement supérieur », précise pour sa part Frank Beckx, administrateur délégué d’Essenscia Flandre. « En étroite collaboration avec des entreprises réputées du secteur chimique anversois –comme BASF, Covestro, Evonik, Exxon Mobile et Ineos Oxide –, l’AP et la KdG Hogeschool offrent à des étudiants de dernière année de bachelor en chimie la possibilité de finaliser leurs études sur le lieu de travail. »

Agoria Flandre voit aussi d’un bon œil l’arrivée de la formation en alternance dans l’enseignement supérieur : « Il s’agit à la fois d’apprendre en classe et en entreprise. Cela n’a donc rien à voir avec un travail ou un stage. C’est une approche nouvelle qui renforce la motivation des étudiants. Deux projets pilotes avec 50 jeunes sont déjà en cours actuellement dans le secteur technologique : 21 dans la filière électromécanique (enseignement secondaire technique) et 29 en soudage-montage (enseignement secondaire professionnel/enseignement en alternance/apprentissage). L’intégration de la formation en alternance dans le cursus supérieur est une initiative à saluer », confirme Peter Demuynck, directeur général d’Agoria Flandre.

16/11/2017