Une station d’avance avec Airval et Cityval

Flexibles, sûrs et modulaires, les métros automatiques sur pneus de dernière génération de Siemens, développés et construits en France, constituent une solution performante pour faire face à l’urbanisation croissante.

Le premier véhicule de pré-série Airval (à gauche). Cityval (à droite).

Lundi matin, 8 heures. Sur le quai en plein air, les travailleurs pressés se hâtent. Quelques rayons de soleil se reflètent sur les portes palières, quand soudain un métro entre en station. Au lieu de ses trois voitures habituelles, aujourd’hui, il en a six. Près de 30 000 passagers à l’heure sont attendus. Pas de doute c’est bien la rentrée de septembre !

Ce métro du futur a un nom : Cityval. Ce système de transport urbain modulaire automatique et sur pneus complète la gamme des métros automatiques de Siemens. « Evénement exceptionnel, heure de pointe… Cityval est totalement modulable. Sa capacité s’adapte instantanément à la demande, notamment en faisant varier la taille des trains en fonction de l’affluence de voyageurs », précise Marc Zuber, responsable du département Marketing et Support Ventes de Siemens Transportation Systems, en région parisienne.

Dans un contexte de concentration croissante des populations dans des zones urbaines de plus en plus étendues, la mobilité est devenue un enjeu majeur. Elle est garante de la liberté de mouvement et d’une meilleure qualité de vie. Pour répondre aux besoins de rapidité et de fiabilité à moindre coût, Siemens Transportation Systems a développé, en France, un programme de R&D en partenariat avec Lohr Industrie. « Le métro doit être plus visible dans la ville, mais aussi plus attrayant. C’est un élément essentiel de politique urbaine. A ce titre, il doit emporter l’adhésion des citoyens », déclare M. Zuber. « Comme déjà au Moyen-Orient ou en Asie, le métro gravitera dans un environnement ouvert, faisant partie intégrante de la ville » ajoute-t-il.

Modulable, flexible, économique

Les choix techniques de Siemens permettent une grande modularité et une véritable flexibilité des trains, ce qui en optimise et facilite l’exploitation. Les infrastructures sont simplifiées pour un investissement réduit et une maintenance maîtrisée, notamment grâce au système de guidage par rail central dérivé du concept tram – Translohr. Le système de roulement sur pneus permet une insertion facilitée sur tout type d’ouvrage : sol, viaduc ou tunnel. Les coûts de génie civil (près de 50 % des dépenses) sont ainsi réduits. Les efforts de guidage du véhicule sont reportés sur les pneumatiques, ce qui simplifie la voie, notamment les aiguillages. L’intégration de composants issus du monde routier (essentiellement les pneumatiques, le système de freinage et la suspension) permet de disposer de produits de grande série à un coût minimal. Enfin, le choix d’une plateforme séparant le châssis de la cabine permet une standardisation du produit, facilitant sa fabrication aux quatre coins du monde.

Une infrastructure respectueuse de l’environnement

Les innovations majeures du nouveau métro de Siemens sont la récupération de l’énergie de freinage et le stockage de l’énergie électrique embarquée et au sol. Combinées avec le fonctionnement en mode tout automatique et l’optimisation de la marche des trains, la déperdition d’énergie est ainsi minimisée. Grâce à son système d’alimentation électrique basé sur la technologie des « super-capacités », le train se recharge en énergie dès sa phase d’approche (récupération de l’énergie de freinage), lors d’un arrêt en station (biberonnage) et dans sa phase de démarrage. Plus besoin de rails d’alimentation puisqu’en inter-station, il est entièrement autonome en énergie.

Le passager au cœur du concept

Qui n’a jamais rêvé d’un métro sûr, régulier et confortable ? Avec ce nouveau métro, les avantages pour les passagers sont indiscutables : régularité et plus grande fréquence du trafic grâce aux dernières générations d’automatismes. Le système Communication- Based Train Control (Trainguard MT CBTC) permet le passage d'un métro toutes les 60 secondes. Le véhicule offre une intercirculation à bord des rames, une vidéosurveillance embarquée, des informations contextuelles diffusées à bord et un accès wi-fi. Esthétisme (design ouvert réduisant le sentiment de claustrophobie), réduction du bruit et des vibrations et air conditionné complètent l'équipement.

Cityval, la version citadine

Cityval est conçu pour s’adapter aux besoins de la ville : configuration modulable de 1 à 6 voitures, choix entre deux largeurs (2,65 m ou 2,80 m), degré élevé de personnalisation pour l’avant des véhicules, la surface des vitres et l’aménagement intérieur. Cityval permet à l’exploitant d’adapter le trafic à la demande, aussi bien en situation de trafic normal qu’en cas d’événements ponctuels. Ses portes palières assurent fluidité et sécurité. Autant d’atouts qui en font l’équipement imparable pour faire face à l’urbanisation croissante, aux problèmes de congestion automobile et de pollution auxquels sont confrontées les villes.

Embarquement immédiat

Airval est la version aéroportuaire de ce nouveau métro. Il répond aux besoins des grands aéroports et aux attentes des passagers, de l’homme d’affaires pressé à la famille en partance pour les vacances. Sa faculté à distribuer les flux de passagers en un temps record et sa souplesse d’exploitation facilitent les interconnexions entre les terminaux et les zones de service de l’aéroport. Son design s’adapte à l’architecture complexe et moderne des aéroports. Electrique et silencieux, il est également apprécié pour sa contribution au respect de l'environnement comme l'a été avant lui le CDGVAL, le projet aéroportuaire le plus récent de Siemens reliant en huit minutes seulement les trois terminaux de l’aéroport Paris Charles de Gaulle. Celui-ci a remplacé les navettes de bus, permettant une économie de 750 tonnes de gasoil par an, évitant ainsi l’émission de 15 tonnes d’oxyde d’azote et 2 500 tonnes de dioxyde de carbone par an. Un progrès notable qui en fait un moyen de transport idéal !

Anne-Muriel Alexici