Siemens et Alstom déplorent la décision de la CE

Munich, 6 février 2019

La Commission européenne a annoncé ce jour sa décision d’interdire le projet de rapprochement des activités mobilité de Siemens et Alstom. En conséquence de ce veto, la fusion n’aura pas lieu.

Siemens et Alstom regrettent que les mesures compensatoires proposées, y compris les dernières corrections, n’aient pas été jugées suffisantes par la Commission européenne. Elles avaient une portée très large et répondaient à toutes les inquiétudes formulées par la Commission concernant la signalisation et les trains à très grande vitesse. En outre, beaucoup d'acteurs européens crédibles et bien établis avaient exprimé un intérêt marqué pour cet ensemble de mesures correctives, confirmant ainsi pleinement sa viabilité.

Siemens et Alstom sont convaincus que l’opération aurait entraîné une création de valeur importante pour tout le secteur de la mobilité, l’industrie ferroviaire européenne, les clients, les voyageurs et les navetteurs, sans nuire à la concurrence européenne. Elle aurait permis la création d’un acteur européen capable de faire face à la concurrence croissante des entreprises non européennes.

Siemens prendra le temps d’analyser toutes les options pour le futur de Siemens Mobility et de choisir celle qui sera la meilleure pour ses clients, ses employés et ses actionnaires. Dans l’intervalle, Siemens Mobility continuera à innover et à développer son portefeuille verticalement intégré, du matériel roulant à l’automatisation ferroviaire et à l’électrification des réseaux, en passant par les systèmes clés en main, les systèmes intelligents de gestion du trafic et les services associés. Grâce à son leadership dans le domaine de la digitalisation, Siemens Mobility permet aux opérateurs de mobilité dans le monde de rendre les infrastructures intelligentes, d'augmenter la durabilité tout au long du cycle de vie, d’améliorer l’expérience voyageur et de garantir la disponibilité.

06/02/2019